La Réalité sur l'Achat de Streams
Ce matin en ouvrant les yeux sur une réalité de plus de cette supercherie, j'ai eu envie de boire une bière et d'écrire un article de fond. Méga-gestion de mes émotions (le cordonnier tout ça) pour un Psy... Mais au-delà de ça "pauvre mec frustré" je l'admet, étant un petit artiste Underground, cet aveu servira mon propos viscéral et analytique, en plus de faire plaisir à mes détracteurs !
(Cela un peut moins : que dit un tel courage intellectuel du phallus entre mes jambes ?... à bon entendeur)
L'Achat de Streams (pratiqué sur Spotify) - humiliant publiquement les petits artistes en affichant les auditeurs mensuels - avant de m'engager à quitter cette plateforme de podcast et playlist vendue aux Majors, comme celui de like, ou encore d'avis...
Les grandes écoles, tout comme les sites de rencontres en sont des habitués, étrange corrélation n'est-ce pas ?
Après tout elles promettent tous deux l'avenir au client (sinon le bonheur), comme les superstars vendent le rêve du "Self-made Man" si cher au Néo -Capitalisme...
Bref : cela se pratique bien entendu !
"You buy streams and play" comme dit Stand High Patrol, groupe d'un chercheur français, découvert via l'une de me ex Hyppie... Et ma surprise de me faire recadrer par mon distributeur à l'époque, faute d'utiliser les outils agréés ad-hoc, fût amère. Signalement par Spotify... cherchez l'erreur !
D'un autre côté, comme disait une grande femme que j'ai aussi aimé "on s'en tape, ce qui compte c'est ce qu'on ressent quand on t'écoute"
Voici quelques exemples avec les badges ! Je suis effectivement un Méga fan de Bowie, bonne surprise de faire partie de sa niche d'ultra-fidèles post mortem donc ! Je l'écoute effectivement chaque jour depuis des années.
Idem poure groupe Shaka ponk pour lequel j'ai énormément d'admiration ! Ayant explosé en allemagne la France n'ayant rien compris, un couple Queer homme/femme, les Johnny et June Carter Cash contemporains ! Les concerts polluent trop, ils arrêtent - big Love aussi
Mais là où ça devient étrange, c'est là, non ?
Lady Gaga, une superstar bien vivante que j'ai écouté quoi, 40 fois en Mars... au milieu d'une fanbase de 800 millions d'auditeurs ? Rien ne vaut meilleure preuve que cet exemple. Et il ne m'étonne finalement pas. Je suis, la machine parle, dans le top 0,1% mondial des écoutes de Gaga - que j'aime beaucoup ce n'est pas la question - prouvant que c'est un produit promu algorythmiquement de manière douteuse...
Évidemment que c'est une grande artiste rentable, qui fait des concerts ! Mais ce, au prix d'un budget de promotion digitale démesuré et mensonger de façon nette ici : 40 écoutes seulement ne pouvant me placer ainsi parmi ses auditeurs... bien que sa cible soit davantage des "Spotofyers"... D'ailleurs saviez-vous que Spotify ne fera bientôt plus de musique, car trop dépendante économiquement des Majors (et des arrangements promotionnels de leurs artistes)
La boucle est fermée mais ce n'est pas un scoop : le système des plateformes est biaisé par des playlists éditoriales "poussées" de force dans les oreilles des utilisateurs (via l'autoplay ou des intégrations massives), faussant la notion même de "fan".
PS : Stéphanie je t'adore tu sais, mais je veux être utile à la lucidité du monde, et ton exemple me donne un argument massue, vois-y un reflet de plus de ton talent !
Jusqu'où le marketing digital ira pour vendre du rêve ?
Antoine Melk